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Ce que votre nom de domaine dit de vos e-mails

Sans envoyer un seul message, quatre enregistrements DNS disent où arrivent vos e-mails, qui a le droit d'écrire en votre nom, si vos envois sont signés, et ce que les autres messageries doivent faire des faux. Ce sont des faits publics : vos concurrents peuvent les lire aussi.

10 secondes pour obtenir le résultatLe calcul et ses sources sont affichés

Le nom de domaine de vos adresses e-mail

Celui qui suit l'arobase. Collez votre adresse entière si c'est plus rapide, on ne garde que ce qui suit.

Un domaine à la fois, et rien d'enregistré : le nom que vous tapez n'entre dans aucune table, il disparaît du serveur en une minute. Les noms qui désignent un réseau interne, une adresse IP, un nom réservé sont refusés — sans cette règle, la page deviendrait un scanner de réseau à disposition de tout le monde.

Ce que la lecture va montrer. Où arrivent vos messages, quels serveurs ont le droit d'écrire en votre nom, si vos envois sont signés, et ce que vous demandez aux autres messageries de faire des messages qui se réclament de vous sans en avoir le droit. Quatre faits publics, lisibles par n'importe qui — vos concurrents compris.

En attente d'un domaine

— / 4Quatre contrôles : réception, autorisation d'envoi, signature, politique.

Ce que coûte une messagerie mal déclarée. Un domaine sans politique de protection laisse n'importe qui écrire à vos clients en votre nom. Les messageries qui reçoivent ces faux messages apprennent à se méfier du domaine entier — et vos propres envois suivent le même chemin. Une facture rangée en indésirables se paie en retard, et se relance au téléphone.

Ce relevé ne dit pas si vos e-mails arrivent. Il lit quatre enregistrements publics. La délivrabilité dépend en plus de la réputation de votre adresse d'expédition, du contenu de vos messages, des plaintes qu'ils provoquent et de votre historique d'envoi. Rien de tout cela ne se lit dans le DNS.

Les quatre limites de ce test, écrites plutôt que dépliées

  • La signature ne se cherche qu'en devinant. Le nom du sélecteur DKIM est libre : chaque hébergeur choisit le sien. Nous en essayons douze, les plus répandus. Une clé publiée sous un autre nom ne sera pas trouvée, et le contrôle est alors marqué « à vérifier », jamais « manquant ».
  • Le SPF n'est pas déroulé. Un « include » renvoie vers la liste d'un fournisseur, qui en contient d'autres. Nous comptons les résolutions du premier niveau seulement — la limite de dix imposée par la norme peut donc être dépassée sans que ce relevé le voie.
  • La réputation ne se lit pas. Un domaine parfaitement déclaré dont les messages provoquent des plaintes finit malgré tout en indésirables. L'inverse est vrai aussi, un moment.
  • Le DNS met du temps à se propager. Un enregistrement posé il y a dix minutes peut ne pas encore répondre. Relancez le relevé le lendemain avant de conclure qu'une correction a échoué.
Comment ce relevé est fait, et sur quoi il s'appuie

Quatre interrogations DNS, plus douze pour les sélecteurs de signature. Aucun message n'est envoyé, aucun serveur n'est contacté hors du DNS. Un délai de deux secondes par requête, une seule tentative : un résolveur lent rend une absence de réponse, jamais une attente qui s'éternise.

  • MX — RFC 5321 § 5.1. Le serveur qui reçoit les messages du domaine, avec sa priorité.
  • SPF — RFC 7208. La liste des serveurs autorisés à envoyer. Plusieurs enregistrements SPF sur un même domaine valent « permerror » : la protection tombe entièrement (§ 4.5).
  • DKIM — RFC 6376. La clé publique qui permet de vérifier la signature, publiée sous un sélecteur choisi par l'expéditeur.
  • DMARC — RFC 7489. Ce que le domaine demande de faire des messages qui se réclament de lui sans passer les contrôles, et l'adresse où envoyer les rapports. Gmail et Yahoo l'exigent des expéditeurs de gros volumes depuis février 2024.

Notre propre domaine, le 3 septembre 2026. e-kho.com annonce un serveur de réception chez Microsoft, un SPF terminé par « -all », et un DMARC en « p=none ». La dernière ligne est la première marche : on observe trois semaines, on lit les rapports, on durcit ensuite. Nous n'avons pas encore durci, et le dire ici vaut mieux que de conseiller ailleurs ce qu'on ne fait pas encore chez soi.

La correction, quand elle porte sur un domaine en production, se fait dans cet ordre et jamais dans un autre : voir nos prestations d'e-mailing et l'article sur ce qui se répare plutôt que se refait.

Recevoir le détail écrit

On vous renvoie ce relevé écrit, avec les lignes exactes à faire ajouter par votre hébergeur et l'ordre dans lequel les poser. Si tout est déjà en place, on vous le dira en une phrase.

Finalité : vous envoyer le détail de ce calcul et répondre à votre demande. Base légale : votre consentement, recueilli à la seconde où vous cochez la case et conservé avec la phrase ci-dessus. Destinataire : E-kho, personne d'autre. Conservation : trois ans à compter du dernier contact, sur des serveurs situés en Union européenne. Vous pouvez demander l'accès, la rectification ou l'effacement de ces données à tout moment.

Ce que cet outil répond

Les questions qui l'ont fait écrire

Elles viennent de nos réponses écrites, celles qu'on nous pose avant de signer. L'outil chiffre ce qu'elles expliquent.

Pourquoi mes e-mails arrivent-ils dans les indésirables ?

Trois causes se cumulent le plus souvent. La première se vérifie en dix secondes : votre nom de domaine ne dit pas aux autres messageries quels serveurs ont le droit d'envoyer en son nom, ni ce qu'il faut faire des messages qui se réclament de lui sans en avoir le droit. Les deux autres tiennent au contenu de vos messages et à la réputation accumulée par votre adresse d'expédition ; celles-là ne se lisent nulle part et se corrigent lentement. Commencez par la première, la seule qui se règle en une journée.

Qu'est-ce que le SPF, le DKIM et le DMARC ?

Trois enregistrements publics posés sur votre nom de domaine. Le SPF énumère les serveurs autorisés à envoyer en votre nom. Le DKIM publie une clé qui permet au destinataire de vérifier que le message n'a pas été modifié en route. Le DMARC dit ce que les autres messageries doivent faire des messages qui échouent aux deux premiers, et à quelle adresse vous envoyer les rapports. Gmail et Yahoo exigent le troisième des expéditeurs de gros volumes depuis février 2024.

N'importe qui peut-il envoyer un e-mail en se faisant passer pour moi ?

Tant que votre domaine ne publie ni autorisation d'envoi ni politique, oui. L'adresse d'expéditeur d'un e-mail s'écrit librement, comme le nom au dos d'une enveloppe : rien dans le protocole ne la vérifie. Ce sont les enregistrements SPF, DKIM et DMARC qui permettent aux messageries de refuser ces messages. Sans eux, un faux devis envoyé à vos clients depuis une adresse à votre nom passe — et c'est votre domaine qui perd sa réputation, donc vos vrais messages qui finissent en indésirables.

Faut-il un DMARC quand on envoie peu d'e-mails ?

Oui, et le faible volume est plutôt un argument pour : un domaine dont personne ne surveille les envois est celui dont l'usurpation passe le plus longtemps inaperçue. La première version ne bloque rien. Elle demande seulement qu'on vous envoie les rapports, le temps de découvrir toutes vos sources d'envoi réelles — messagerie, logiciel de facturation, formulaire du site, outil du comptable. On durcit ensuite, jamais avant. C'est l'ordre que nous suivons chez nos clients, et sur notre propre domaine.

Comment vérifier que mon nom de domaine est bien à mon nom ?

Interrogez l'annuaire public du bureau d'enregistrement. Le titulaire doit être votre entreprise, l'adresse e-mail de contact une adresse que vous relevez, et la date d'expiration surveillée ailleurs que chez le bureau d'enregistrement.

Puis-je faire vérifier mon site actuel gratuitement ?

Oui, et sans contrepartie. Nous regardons votre site sous huit angles — conformité, indexation, vitesse sur téléphone, sauvegardes, messagerie, accessibilité — et nous vous envoyons un compte rendu écrit sous 48 heures ouvrées. Il se termine par trois corrections à faire en premier, dont une que vous pouvez faire vous-même.

Faire vérifier ma messagerie

Un chiffrage écrit, poste par poste, sous 24 heures ouvrées. Gratuit, et sans suite obligée — y compris quand notre réponse est que vous n'avez besoin de rien.

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